Coopération décentralisée

Partenariat avec Covè (Bénin)

 

La commune de Covè est située dans le département du Zou, entre les parallèles 7°10 et 7°15 de latitude Nord et entre les parallèles 2°04 et 2°20° de longitude Est. Elle est limitée au Nord par la commune de Dassa-Zoumé, au Sud par celles de Zogbodomey et de Zagnanado, à l’Est par la commune de Zagnanado et à l’Ouest par celles de Djidja, Za-Kpota et Zogbodomey. D’une superficie de 525 km², la commune a une population de 34 442 habitants (recensement de 2002 : 16 338 hommes et 18 104 femmes), soit une densité de 56 habitants au km². Elle se trouve à 159 km de Cotonou.

Département du Zou


Commune de Covè

Composée de 36 villages et quartiers de villes et de 8 arrondissements (Adogbé, Gounli, Houéko, Houen-Hounso, Laïnta-Cogbé, Naogon, Soli et Zogba), l’activité économique de la commune de Cové repose essentiellement sur l’agriculture, l’élevage, la pêche et la chasse (42%) et le commerce et la restauration (30%).

Au niveau agricole, elle dispose encore d’un gros potentiel grâce à l’existence de ressources foncières et de ressources en eau. Néanmoins, il y a actuellement une tendance à la baisse des rendements dû à la trop grande pression exercée par les populations sur les ressources du plateau, l’inexistence des infrastructures et des moyens pour la production et les difficultés d’écoulement des produits. De plus, l’élevage ne peut pas être considérée comme une revenu de ressources supplémentaires pour les producteurs en raison notamment des épizooties. Le riche réseau hydrographique, constitué de deux fleuves et de nombreux plans d’eaux permanents permettent à la pêche d’être productive mais à un impact actuel néfaste sur l’environnement (déboisement des berges, érosion et ensablement des cours d’eau). Pour la transformation des produits (principalement l’arachide) et leur commercialisation, la commune de Covè possède des avantages liés à la reconnaissance de ses produits finis et à un marché important, mais des problèmes d’infrastructures réduisent la possibilité de développement.

L’artisanat (11%) et les transports et communications (6%) ne sont encore que des activités à développer.

Le dynamisme du secteur scolaire à Covè est reconnu. Cependant, les conditions d’une scolarisation normale ne sont pas assurées. Ce sujet, qui a été à la base de l’investissement de la commune de Saint-Germain, mérite d’être amélioré et de nouvelles actions seront menées pour un meilleur accueil (en qualité et en nombre) et un développement de l’alphabétisation.

Les réseaux d’électricité, d’eau et de communication existent, mais méritent d’être étendus à tous les villages et arrondissements pour que le développement soit accessible à toute la population locale

Tous les secteurs et activités sociales ont fait l’objet d’une étude préliminaire dans le Plan Communal de Développement, détaillant l’existant, les atouts, les manques et les améliorations envisagées dans les années à venir. Le contrat de partenariat conclu entre nos deux communes s’inscrit dans ce Plan et a pour but d’aider la commune de Covè à atteindre ses objectifs. Certaines actions, pour être possible et avoir un vrai impact doivent être envisagé à un niveau plus important, celui du département du Zou, dans le cadre de leur intercommunalité. Effectivement, l’action liée à l’amélioration de l’accès à l’énergie ne peut être envisagée que sur un secteur plus large qu’une commune. Les problématiques des communes de ce département sont sensiblement les mêmes que celles de Covè, et une des entrées de nos actions est d’améliorer l’électrification rurale pour permettre le développement des autres secteurs.

Axes principaux de coopération

Le programme du partenariat signé en novembre 2007 entre les communes de Covè et de Saint Germain au Mont d’Or couvre quatre axes de coopération :

  • Assistance aux institutions dans leur rôle de maître d’ouvrage : le partenariat, bien que signé entre les deux communes, est ouvert à d’autres collectivités, notamment du Bénin. Ainsi, sur un point aussi essentiel que l’électrification rurale, il faut élargir le champ d’études afin d’améliorer le potentiel et d’effectuer une étude qui est un sens pour un développement coordonné d’un secteur assez important, dont la problématique générale est identique. La commune de Saint-Germain s’engage sur l’aide technique qu’elle pourra apporté, en lien avec le Grand Lyon, mais aussi avec des ONGs et des sociétés privées.

  • Amélioration des capacités et des conditions d’accueil scolaire par le soutien que la commune de Saint-Germain a déjà apporté à l’association ENPOCO. Ce soutien sera maintenu et même étendu, en complétant l’aspect de la construction de locaux par l’apport de matériel scolaire et informatique dont le transport sera pris en charge par le Grand Lyon. De plus, un soutien sera recherché auprès de l’A.I.M.F. (Association des Maires Francophones) qui a financé la construction de l’école de Zogba à Covè.

Un partenariat entre l’école publique de Saint Germain au Mont d’Or et les écoles de Covè pourra être mené et développé dans le cadre du projet d’école de la commune de Saint Germain.

  • Renforcement des capacités de maîtrise d’ouvrage par l’appui apporté au personnel communal de la commune de Covè. En développant les rencontres au niveau des cadres des personnels techniques des deux communes (secrétariat général, secteur social, secteur jeunesse…), et en fournissant du matériel informatique accompagnée de la formation appropriée, la gestion communale et le rôle publique de la commune de Covè sera renforcé.

  • Suivi des relations inter-communales qui se sont créées ou qui se créeront entre les milieux associatifs des deux communes, mais aussi entre tous les partenaires intégrés au projet. De plus, pour la commune de Covè, il sera plus aisé de prendre et suivre des contacts en France grâce à l’appui de la commune de Saint Germain. Il nous semble primordial de créer un réseau autour de ce partenariat, ce à quoi nous nous sommes attelés dès maintenant, en impliquant le Grand Lyon et des partenaires privés). De plus, les communes du Grand Lyon et de la Région Rhône Alpes ayant un partenariat avec une collectivité béninoise se rencontre régulièrement pour partager leur expérience.